Rien ici
Là non plus
...
Là non plus
......8h30, Pirmil. Les gens se ruent sur le tram qui vient de s'arrêter. Je suis bonne pour faire tout le trajet debout. Le tram repart, nous à l'intérieur. Les plus rapides, ou téméraires, ont réussi à trouver une place assise et peuvent finir leur nuit tranquillement. 20 minutes, 6 coups de coude et 2 écrasages de pieds plus tard, ligne 2 coupée à Morhonnière, tout le monde descend. Je soupire, prend mon sac et finis le trajet à pieds. J'arrive sur le campus, méconnaissable. Tagué et dégradé. Murs intérieurs, murs éxterieurs, sol intérieur, sol éxterieur, jonchés de slogans anarchistes. Le hall parait avoir été le théâtre d'une bataille de café, mais le silence qui y règne ce matin m'emplit d'un sentiment bizarre. Une heure à tuer avant d'aller en cours d'icono. J'avais pris la résolution d'aller travailler à la BU, mais une fois arrivée je renonce. Je m'asseois dans le petit couloir des amphis E et D, commence le sudoku proposé dans Bretagne Plus tout en jetant des coups d'oeil au mur face à moi. Là encore, des inscriptions à demi effacées lui laissent une couleur noirâtre. Dommage, pour un mur vert. Le sudoku fini, j'observe le flux des élèves débarqués du tram s'intensifier. Il est presque l'heure, je monte en 325. Sur le chemin je croise mon prof de préhistoire et m'apprête à lui dire bonjour en passant. Lui file droit devant. C'est vrai, ici, les profs ne connaissent pas leurs élèves. Une fois en haut, je retrouve quelques têtes connues, d'autres oubliées rapidement remémorées, mais personne à qui adresser la parole. Tant pis, le cours commence. Quelques hypogées, allées couvertes et (les fameux !) trous de poteaux plus tard, je retrouve enfin une vraie tête connue à qui je peux parler et nous prenons la direction du RU. Des lasagnes s'il vous plait, comme d'habitude. Et puis on enchaîne, hophop ! Préhistoire, protohistoire. Fait divers : Cierge Allumé est viré de l'amphi en plein cours, et la prof se met à parler d'oeufs d'autruche. A 14h, pour occuper nos 4 heures libres, nous entreprenons de rechercher à la BS des éléments de biblio pour notre travail en histoire de l'art antique. 1h30 plus tard, rien à signaler à part une cinquantaine de soupirs. Enfin quelques pistes à exploiter, direction la BU pour prendre en note calmement. Interrompues par la faim, nous nous dirigeons vers celui qui était devenu notre meilleur ami avant le blocus : le distributeur de boissons chaudes. Un chocolat, et ça.. ne repart pas. Non, plus de courage. Nous allons nous poster devant la salle 325 et attendons notre dernier cours de la journée prévu à 18h. Cours interminable mais rien à signaler. 19h, il fait noir et froid, nous sortons du bâtiment de lettres. 20 minutes de tram, 15 minutes d'attente à Pirmil, 35 minutes de car, et encore 5 minutes après, je suis de retour chez moi. 13 heures après en être partie.
Et là non plus...


